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TFRD - CED

Fondation
Franklinia

 


Le Moabi (Baillonella toxisperma) et le Kévazingo (Guibourtia Tessmanii) sont des essences sacrées et mythiques pour les communautés locales et peuples autochtones qui l’utilisent à des fins médicinales et spirituelles. Mais ce sont aussi des essences très recherchées sur le marché international pour leur bois. L’exploitation illégale présente un véritable risque pour la survie de ces deux espèces.

Une intervention est nécessaire pour que le Moabi et le Kévazingo puissent continuer à exister dans les forêts tropicales humides du bassin du Congo. Il est nécessaire de lutter contre l’exploitation illégale de ces deux espèces, développer un statut de protection du Moabi, démontrer que l’exploitation de ses graines apporte une valeur ajoutée plus importante aux communautés locales que l’exploitation du bois, et enfin renforcer la société civile pour la protection de ces espèces mythiques.

 

Des enjeux majeurs


Les forêts du bassin du Congo constituent le deuxième plus important massif de forêt tropicale qui demeure sur la planète. A la frontière du Cameroun, du Congo et du Gabon, la zone forestière du Tri-national Dja, Odzala et Minkébé (TRIDOM) couvre 178 000 km2 de forêts encore relativement intactes soit environ 10% de la surface des forêts du Bassin du Congo. Cet habitat abrite une biodiversité exceptionnelle, avec notamment 25 000 éléphants et plus de 40 000 gorilles et chimpanzés, mais aussi la plus forte concentration de grands Moabi et de Kévazingo.

Depuis quelques décennies, le taux de déforestation augmente à un rythme alarmant dans cette zone. L'allocation de nouvelles concessions forestières et minières entraîne l'ouverture de routes et l'arrivée de nouvelles populations. Le braconnage et le trafic d'animaux se développe. Très controversée, l'exploitation du bois dans ces massifs de forêts primaires n'est le plus souvent pas durable (car concentrée sur un nombre limité d'essences) et ne procure pratiquement pas de retombées économiques aux populations locales en raison des règles de concession publique et de la corruption.

L'exploitation des grands Moabi et du Kévazingo est à l'origine de nombreux conflits entre les exploitants et les communautés. L’arrivée des exploitants asiatiques, fort peu soucieux de durabilité, fait empirer la situation.

 

  

Le projet et les perspectives de changement

 

Au Cameroun, le projet a pour ambition de démontrer l’importance sociale et écologique du Moabi ainsi que la plus-value économique de la filière beurre de moabi afin d’obtenir une protection de cet arbre par des réglementations nationales, et si possible à moyen terme par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). L’action visera également à changer d’échelle, en mettant l’accent sur les activités de plaidoyer pour faire reconnaitre auprès des instruments de politiques forestières, l’importance des Moabi pour les communautés.

Le projet permettra d’augmenter les revenus des populations bénéficiaires par la commercialisation du beurre de Moabi, de protéger l’espèce en plantant des arbres, de démontrer la menace qui pèse sur l’extinction du Moabi, tout en les sensibilisant à la protection de cet arbre et de la forêt en général.

Au Gabon, les organisations de la société civile et les communautés locales qui ne cessent d’interpeller les autorités, contribueront à la protection du Kevazingo grâce à des outils qui leur sont propres. Le projet aura pour but de créer un réseau fonctionnel d’observateurs indépendants locaux (CLPA-OSC), de renforcer leurs capacités organisationnelles et opérationnelles et de les former à l’identification des infractions liées à l’exploitation illégale du bois sur la base d’un guide simplifié d’Observation Indépendante Externe. Les infractions seront répertoriées et utilisés pour les campagnes de plaidoyer.

 

Des partenaires engagés 

 

L’ONG camerounaise Tropical Forest and Rural Development (TF-RD) est une association créée en 2010 travaillant sur le développement de filières économiques locales favorables à la fois à la conservation de la biodiversité en périphérie d’Aires Protégées et au développement local par l’approche filière (cacao durable Rainforest, et Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) dont le Moabi). TF-RD a créé une entreprise sociale (Tropical Forest Food and Cosmetics - TF-FC) en 2017 afin de mieux valoriser les produits issus de la forêt grâce à une transformation et une commercialisation des produits.

L’ONG camerounaise Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) est une association fondée en 1994, membre de la fédération internationale des Amis de la Terre, et qui a une longue expérience de collaboration avec des partenaires tel que les Amis de la Terre France, Greenpeace, Fern ou encore Rainforest Foundation. Elle a une compétence reconnue internationalement et nationalement dans le plaidoyer en faveur de la protection de la Nature et des populations locales, notamment sur les questions des plantations industrielles et des concessions minières.

Au Gabon, l’ONG gabonaise Brainforest est une association créée en 1998, acteur majeur de la société civile gabonaise travaillant sur la problématique Forêt et Environnement, et en particulier sur le plaidoyer en faveur des populations locales. Brainforest détient une connaissance approfondie de la zone cible et des communautés qui y vivent, avec lesquelles elle a déjà travaillé depuis plusieurs années.

logo brainforest  Logo tfrd  logo cedlogo Franklinia 

 Pour en savoir plus sur ce projet suivez ce lien.

 

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