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Economie et Entreprises au service de la Biodiversité.

Créée en 1950 par l’administration coloniale, la Réserve de Biosphère du Dja (RBJ) couvre 18% du réseau national des AP du Cameroun. Cette réserve, exceptionnellement riche, abrite de nombreuses espèces : plus de 109 espèces de mammifères (Gorilles des plaines, Chimpanzés, Eléphant de forêt…); 360 espèces d’oiseaux (Picatharte chauve, Perroquet gris à queue rouge, Fauvette du Dja,…); 62 espèces de poissons et 207 espèces d’arbres tel que le Moabi.

Le projet intervient dans deux zones forestières situées au nord et à l'est, en périphérie directe de la Réserve, sur une superficie totale d’environ 80 000 ha. 25 villages sont concernés par le projet.Cette zone de conservation est soumise à une dégradation continue du fait de l’augmentation de la population rurale et de la surexploitation des ressources naturelles (bois d'œuvre et de service, charbon, braconnage, pêche, produits forestiers non ligneux pour l’alimentation et la pharmacopée). Cette pression constante sur les ressources naturelles conduit à une perte de la biodiversité, au détriment de la population rurale la plus pauvre qui en vit traditionnellement. 

Cameroun Moabi

Le projet et les perspectives de changement

Le projet se propose d'intervenir sur trois filières économiques :

  • l'huile de moabi (Baillonella toxisperma). Le moabi est un arbre dont le bois est recherché par les exploitants forestiers industriels pour le marché international. Les fruits du moabi produisent une graine riche en huile, utilisée traditionnellement en Afrique Centrale pour l’alimentation et la cosmétique. Les revenus qu’en tirent les populations sur le long terme peuvent être très supérieurs au prix du bois bénéficiant presque exclusivement aux exploitants forestiers ;
  • la mangue sauvage (Irvingia gabonensis) dont l'amande, contenue dans le noyau, est vendue pour l’alimentation sur le marché local et à des grossistes nigérians. Le beurre de mangue, issu du pressage de l'amande, intéresse l'industrie cosmétique, notamment le marché sud-africain ;
  • le cacao qui représente aujourd'hui jusqu'à 50% du revenu de certains agriculteurs de la zone, avec la mise en place d'un système agro-forestier raisonné et l'obtention d'une certification "Rainforest Alliance".

L'amélioration des techniques de collecte et de séchage, la mise en place d'une plate-forme de première transformation des produits (huiles et beurres végétaux), la création d'une structure de commercialisation et d'exportation sont les autres résultats attendus du projet.

En reconnaissant un droit d'accès aux ressources naturelles pour les populations locales, en établissant de façon consensuelle un système de gestion durable des ressources et en valorisant économiquement des productions locales le projet participera à la fois à la préservation de la réserve et à l'amélioration des conditions de vie des populations locales.

Pour en savoir plus sur ce projet, et connaître ses principales réalisations en 2015, suivez ce lien.

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